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ZES de Maluku

 

Fiche technique de la Commune de Maluku

1.       Présentation de la ville de Kinshasa

Kinshasa, appelée Léopoldville de 1881 à 1966, est la capitale et la plus grande ville de la République démocratique du Congo (RDC). Avec une population estimée pour l'année 2016 à 12 071 000 habitants sur une superficie de 9 965 km2, elle est la troisième ville la plus peuplée d'Afrique après Le Caire et Lagos. Elle est considérée comme la plus grande agglomération francophone du monde, en ayant dépassé celle de Paris. Située sur la rive sud du fleuve Congo, au niveau du Pool Malebo, elle fait face à la capitale de la République du Congo, Brazzaville. Les limites de la ville étant très étendues, plus de 90 % de sa superficie sont des espaces ruraux ou forestiers (notamment dans la commune de Maluku) ; les parties urbanisées se trouvent à l'ouest du territoire. Kinshasa a le statut administratif de ville et constitue l'une des 26 provinces du pays.

2.      Démographie

Le site de Kinshasa est occupé depuis plusieurs siècles par des peuples bantous (Teke, Humbu) et devient une place commerciale au cours des xviiie et xixe siècles. En 1881, l'explorateur Henry Morton Stanley nomme la ville Léopoldville en l'honneur du roi des Belges Léopold II. En 1920, elle ne compte que 1 600 habitants, et voit peu à peu sa population s'accroître jusqu'à atteindre 200 000 habitants en 1950. Durant la seconde moitié du xxe siècle, la ville connaît un fort développement économique et une urbanisation anarchique : passant d'un million d'habitants en 1970 à plus de dix millions aujourd'hui.

Cœur économique, politique et culturel du pays, Kinshasa est une ville de contrastes, où coexistent côte à côte des secteurs résidentiels et commerciaux huppés, des universités, des camps militaires et des bidonvilles. Elle constitue un nœud de transports de l'Afrique centrale et accueille les principaux bâtiments institutionnels du pays, tels que le Palais du Peuple et le Palais de la Nation. C'est une ville cosmopolite, qui accueille de nombreux étrangers, et où le lingala, le kikongo et le tshiluba sont les langues principales des habitants aux côtés du français, qui est la langue officiel du pays.

3.      Géographie

Kinshasa a un climat tropical de savane avec hiver sec (Aw d'après la classification de Köppen). La température moyenne annuelle est de 25,3 °C et les précipitations annuelles sont de 1 273,9 mm. Les mois les plus secs sont juillet et août avec seulement 3 mm de précipitations et mars et avril les plus humides avec 196 mm de précipitations.

La ville-province s'étend sur une surface de 9 965 km2 composée d'un grand plateau (Plateau du Kwango), d'une chaîne de collines (monts Ngaliema, Amba, Ngafula), d'une plaine et de marécages au bord du Pool Malebo. La plaine est la partie la plus peuplée et s'étend en forme de croissant de la baie de Ngaliema à l'Ouest jusqu'au plateau du Kwango à l'Est du Pool Malebo. Le Pool Malebo (anciennement Stanley Pool, parfois Malebo Poollac Ngobila ou lac Nkunda) est un lac formé sur le cours inférieur du fleuve Congo. Maluku se trouve à l'entrée amont du lac.

Les variations annuelles de température dans la région de Kinshasa sont d'environ 13 degrés Celsius. Le climat est de nature équatoriale (chaud et humide), composé d'une saison des pluies de 8 mois. La saison sèche est de mi-mai à mi-septembre. Le reste de l'année est relativement pluvieux surtout aux alentours de mars ou novembre.

Plusieurs rivières de diverses dimensions traversent les plaines de la ville-province, généralement prenant source dans les collines, coulant du Sud vers le Nord, pour se jeter dans le fleuve Congo. Des lacs de tailles réduites, comme le lac Ma Vallée et le lac Vert, y sont aussi localisés.

4.      Economie

Kinshasa est le premier centre de consommation de la République démocratique du Congo et le cœur de ses activités industrielles, commerciales et financières. Les principales industries de Kinshasa concernent l'agroalimentaire et la production de biens de consommation (bière, textiles, chaussures), en général destinés au marché national. Le bâtiment et les services y jouent également un grand rôle économique. Cependant, les troubles politiques qui secouent le pays depuis la chute du régime zaïrois en 1997 ont affaibli le tissu économique de la ville.

5.      Transport

5.1.             Transport aérien

Il existe deux aéroports desservant la ville:

·         l'aéroport international de Ndjili, le principal, utilisé pour les vols nationaux et internationaux.

·         l'aéroport de Ndolo, situé en plein centre-ville, utilisé uniquement pour les petits avions.

La ville envisageait la création d'un tramway en collaboration avec la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB), dont les travaux devaient débuter en 2009 pour s'achever vers 2012-2015, la question de l'électricité restant en suspens.

 

 

5.2.            Transport ferroviaire

L'ONATRA exploite trois lignes de chemins de fer urbains reliant le centre aux communes périphériques, dont une va au Bas-Congo.

·         La ligne principale relie la Gare de l'Est à l'aéroport de Ndjili, et compte neuf stations : Gare de l'Est, Ndolo, Amicongo, Uzam, Masina/Petro-Congo, Masina sans fil, Masina/Mapela, Masina/Quartier III, Masina/Siforco, Camp Badara et l’aéroport de Ndjili.

·         La deuxième ligne relie la Gare de l'Est à Kasangulu dans le Bas-Congo, en passant par Matete, Riflart et Kimwenza.

·         La troisième ligne la Gare de l'Est à Kinshasa Ouest / Kintambo – Kinsuka-Pompage dans la commune de Ngaliema.

Organisé administrativement en Département au sein de l'Office national des Transports (ONATRA), le Port de Kinshasa est le point de départ et le terminus de la navigation sur le fleuve Congo entre, d'une part, Kinshasa et Kisangani sur le fleuve, et d'autre part, entre Kinshasa et Ilebo sur le Kasaï.

Il est également au départ et à l'arrivée des marchandises à l'exportation et à l'importation depuis le port de Matadi qui accueille les navires de haute mer. À ce titre, il a souvent été considéré comme l'arrière-port du Port de Matadi.

6.      Découpage territoriale

La ville de Kinshasa compte 24 communes regroupées en 4 districts à savoir : Lukunga, Mont Amba, Funa et Tshangu. C’est dans cette dernière que se situe le site de la Zone Economique Spéciale de Maluku.

Le District de la Tshangu est le plus peuplé et le plus étendu de la ville. Son développement a pour handicap de n'être relié au centre-ville que par une unique route : le boulevard Lumumba, grâce au pont qui traverse la rivière Ndjili. En 2004, le district comptait 2 082 056 habitants sur 9 116,5 km2, soit une densité de 227 habitants au km.

7.      Commune de Maluku

Maluku est de loin la commune la plus étendue de la Ville-Province de Kinshasa. Elle en constitue en effet 79% du territoire. Elle est située au nord-est de la province, à l’issue amont du Pool Malebo (anciennement Stanley Pool). Le lieu est connu pour avoir hébergé une importante usine sidérurgique de 1974 à 1976 (traitement à froid) et 1980 (traitement à chaud).

L'usine de bois Siforzal est encore en activité ainsi que les agglomérations de Kimpoko et Menkao.

La construction de l'usine de sidérurgie ainsi que les maisons devant accueillir les cadres de l'usine avait énormément contribué à l’urbanisation de la cité.

Maluku est une commune peu peuplée avec seulement 23 habitants/km².

C’est la commune dans laquelle on retrouve le plus les autochtones de la région, les Téké. Le nom Maluku vient de liluku, au pluriel maluku : sorte de palétuviers géants poussant le long de la rivière Mongala à l’Equateur.

8.      Zone Economique Spéciales (ZES) de Maluku

Pour amorcer le processus de mise en place des ZES, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a créé la ZES pilote de Maluku par Décret n°12/021 du 16 juillet 2012, pour promouvoir le développement économique de la ville de Kinshasa et à plus grande échelle, servir de modèle pour l’aménagement des autres Zones à travers le pays.

S’appuyant sur des études de faisabilité menées depuis 2008 par le Gouvernement, avec l’appui de la Banque Mondiale, la ZES pilote de Maluku pourra promouvoir les activités dans les secteurs de l’agro-industrie, des matériaux de construction, de la valorisation métallurgique, des emballages, de la logistique et des services. Selon les estimations émanant des investisseurs qui ont répondu favorablement à l’appel aux investisseurs lancé par le Gouvernement de la RDC, la ZES Pilote de Maluku pourrait contribuer à créer plus de 3500 emplois directs.

9.      Potentialités hydro-électriques de la ZES de Maluku

9.1.             Energie

La capacité actuelle

Le site possède une sous station SNEL bénéficiant de l’arrivée de la ligne électrique en haute tension 220KV d’Inga - la centrale hydroélectrique du Bas-Congo. La sous station possède un transformateur 220/30KV, repartie en 4 lignes 30KV. Une de ces lignes en moyenne tension alimente le secteur Est de Kinshasa, dont N’Sele et l’aéroport, et les 3 autres alimentent 3 sous-stations 30/6.6KV de distribution électrique pour la Sosider et Maluku. Le dit transformateur 220/30KV n’est utilisé actuellement qu’à 10% de sa capacité.

La capacité projetée

Il est prévu la construction d’une nouvelle sous station électrique estimée à environ 60 MVA ; la nouvelle sous station transformera le courant HT 220 KV en 20 KV pour distribution dans la ZES, et sera construite à côté de la station SNEL existante ; elle comprendra deux transformateurs d’une puissance unitaire de 60 MVA, un pour chaque ligne HT.

Ainsi, une puissance totale de 60 MVA sera fournie à la ZES avec une redondance de 100%. 

 

9.2.            Eau

La capacité actuelle

Un réseau en bonne condition alimente le site en eau potable. L’eau est pompée du fleuve Congo. La capacité de pompage est de 600m³ par heure. Depuis la station d’épuration de la Regideso, 4000m³ par jour d’eau potable sont distribués. Le débit actuel, limité par la capacité de pompage, serait insuffisant pour les besoins de la ZES, mais une amélioration et extension du réseau à partir des équipements existants est envisageable à un coût limité.

La capacité projetée

Dans le cadre du projet de la ZES, un renforcement en capacité d’alimentation du réseau existant est prévu ; en effet, elle passera à 8000m3 par jour soit le double de sa capacité actuelle.

 

10.   Marché International de Kinshasa (MIK)

A l’initiative du Gouvernement, et en partenariat avec Africom5, le projet de parc agroindustriel pilote de Bukanga Lonzo consiste au vaste développement agricole sur une superficie de 75 000 ha dans le Bandundu et à la mise en place des infrastructures nécessaires, dont un marché de gros (le Marché International de Kinshasa, MIK) pour écouler la production agricole du pôle.

Le gouvernement a décidé d’implanter le MIK à Maluku, à environ 200km des fermes du Bandundu, sur une partie du site (14ha) de la ZES pour être à proximité (i) des centres de consommations de Kinshasa et (ii) des unités industrielles qui permettront de transformer les produits agricoles.

Les travaux de construction de MIK ont commencé en Mai 2015, les travaux d’excavation et remblaiement sont déjà bien engagés (80.000 m3 de terre avait déjà été excavée en Septembre 2015). L’ouverture du marché est prévue pour Décembre 2016.

MIK sera constitué de plusieurs bâtiments dont 2 blocs principaux (plateforme 1 d’environ 20,000 m2 et plateforme 2 de 9,000 m2) pour la vente de fruits et légumes, et de produits animaliers (poissons, poulets, viande et œufs) et d’un bâtiment administratif et de services (banque). Chaque bloc est doté d’une zone de stockage et de chambre froide.

 
AZES
 
 

Joseph Kabila

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Honorable Président du Sénat,

Honorables Députés et Sénateurs,

"Je me fais le devoir de rappeler, une fois de plus, la fragilité des fondamentaux de notre tissu économique tournés essentiellement vers le secteur tertiaire, et marqué d’une part, par l’importation des biens de première nécessité consommés par les Congolais et que nous ne produisons pas, et d’autre part, par l’exportation des matières premières, vers les pays industrialisés, source de nos principales recettes budgétaires, mais dont la fixation des cours échappe à notre contrôle.

Il va sans dire que tant que nous ne changerons pas ce paradigme, notre économie restera fragile et fera continuellement les frais des soubresauts de la conjoncture économique internationale.

Dans le même ordre d’idées, tant que notre système fiscal sera écrasant, discriminatoire et truffé d’une parafiscalité lourde, le climat des affaires ne sera pas propice à l’investissement productif ni au civisme fiscal...

Il nous faut, en effet, produire ce que nous consommons et, comme J’ai eu déjà à le dire, conférer de la valeur ajoutée à nos produits destinés, non seulement à la consommation domestique, mais aussi à l’exportation, en vue de les rendre plus compétitifs.

Notre pays ne saurait plus indéfiniment être ce grand marché offrant l’opportunité d’affaires et d’emplois aux peuples des pays tiers, au détriment de sa propre population et de son économie."

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Extrait du Discours du Chef de l’Etat devant le Parlement réuni en Congrès.

 
 
 
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